La gardienne

© Patrick Domeyne

Bonjour et bienvenue au refuge de Chabournéou. Vous trouverez ci-dessous quelques informations sur mon parcours.

Je suis originaire d’un milieu montagnard par mes parents. J’ai fait de la montagne dès que j’ai su marcher. Toute jeune, j’ai découvert la randonnée, le ski, l’alpinisme, et dès 12 ans je me suis mise au ski de randonnée. J’avais le goût de l’effort en montagne. Pour l’anecdote, je n’ai pas vu la mer avant mes 12 ans. Et quand j’y ai passé mes premières vacances, je m’y suis vraiment ennuyée. Toute ma vie, je suis donc restée très liée à la montagne et au milieu naturel.

Après 1 an de fac, j’ai laissé tomber les études pour aller garder des moutons, pendant 6 ou 7 ans, dans une communauté agricole. J’ai ensuite quitté le milieu agricole pour passer un CAP en charpente bois. Nous avons alors monté une petite boite de charpente avec quelques copains dans le Diois. L’entreprise a ensuite pris de l’envergure et je ne m’ysuis plus retrouvée. J’ai alors fait la rencontre d’une personne qui m’a fait découvrir la restauration des peintures murales. J’ai donc passé une licence en conservation restauration du patrimoine. Depuis lors, hors saison de gardiennage, je réalise des chantiers partout en France.

En parallèle, j’ai continué de pratiquer les activités de montagne, notamment avec le Club Alpin, et suis devenue encadrante en ski de randonnée, instructrice en cartographie et nivologie. A 50 ans, j’ai décidé de m’orienter vers le gardiennage des refuges. C’était le moment ou jamais ! J’ai donc travaillé comme aide gardienne au Soreiller, au pied de la Dibona, et au Valsorey, sur le Chamonix-Zermatt.

Enfin, en 2011, j’ai été recrutée pour garder le refuge de Chabournéou, avec ma sœur Odile.

Photo ©Patrick Domeyne

Dominique Luquet

Ce que j'aime particulièrement dans le métier de gardienne

J’aime que les gens se sentent au refuge comme chez eux, dans ce lieu créateur de liens.

J’aime inciter les gens qui viennent au refuge à se rencontrer, à discuter et à rigoler ensemble. J’organise les tables pour favoriser l’intégration, tant entre adultes qu’entre jeunes.

Je suis aidée dans ma démarche par la promiscuité qui existe naturellement dans le refuge mais aussi par une équipe, le(la)cuisinier(e), les aides gardien(ne)s qui sont là tout l’été,par des bénévoles du club qui assurent une maintenance en hors saison et parl’incontournable délégué de refuge qui nous dépanne au pied levé à chaque petit souci.

Ce petit monde tout en complicité est un formidable atout pour créer l’ambiance refuge de chabournéou.

 

La particularité du refuge de Chabournéou

Je connais très bien le massif des Écrins, puisque c’était le terrain de jeu de mes parents. Quand j’ai envisagé le fait de reprendre un refuge, j’avais à cœur de reprendre un refuge rustique dans un environnement très montagne.

L’esprit de ce refuge correspond à ce que j’ai connu étant petite, avec une certaine promiscuité, une certaine improvisation (au refuge, on fait avec ce qu’on a !), beaucoup d’échange. L’endroit est tel qu’on est obligé de se côtoyer, de faire connaissance.

Au plaisir de vous voir là-haut.

 

Dominique